Chacun peut protéger la forêt : voici 10 actions quotidiennes

Aujourd’hui, le 21 mars, c’est la journée internationale des forêts ! Pour célébrer cette fête je vous invite à découvrir et à partager cet article qui propose 10 solutions qui nous aideront à protéger les forêts et ne nous coûteront pratiquement rien !

Les forêts du monde entier sont constamment menacées par nos sociétés de consommation, et les forêts tropicales sont particulièrement ciblées. Replanter une forêt ou restaurer complètement un écosystème tropical est presque impossible. Nous sommes capables de détruire en quelques minutes quelque chose qui a mis des millions d’années à se développer. Nous vivons dans une époque qui nous incombe de faire de notre mieux pour ralentir et finalement mettre un terme à cette destruction. Voici une liste avec mes suggestions pour une action directe, quotidienne et gratuite : Des actes simples que chacun de nous pourrait faire tous les jours et avoir un impact très réel.

Pour l’instant beaucoup de gens l’ignorent, mais la principale cause de la déforestation de l’Amazonie est l’élevage des animaux : la production de soja et le pâturage ravagent la forêt tropicale et les sols. Selon les différentes sources, entre 65% et 91% de la déforestation amazonienne est directement liée à l’agriculture animale. Une grande partie de cette production est exportée sous forme de bœuf ou de fourrage (soja). Le boycott total de la viande et des produits animaux semble certainement la meilleure option, si nous désirons réduire notre impact personnel tout en inspirant les autres à passer à l’acte. Ceci dit, ne soyons pas intimidés de prendre des mesures, même si nous ne nous sentons pas prêts à arrêter complètement.  Réduisons notre consommation de produits d’origine animale et remplaçons-les par des aliments végétaux. Mais n‘oublions pas que nous n’avons pas vraiment besoin de manger de la viande et que nous pouvons répondre à tous nos besoins nutritionnels avec une alimentation purement végétale équilibrée.

 

La déforestation en Indonésie est principalement due à la demande mondiale d’huile de palme. Ce n’est pas facile d’éviter l’huile de palme, car il fait partie d’une grande variété de produits allant d’aliments transformés et de l’huile pour cuisiner jusqu’aux cosmétiques et au biocarburant. Les conséquences dévastatrices de la production d’huile de palme ne peuvent être ignorées. Le biodiesel à l’huile de palme a été soutenu comme une alternative à faibles émissions de carbone comparé à la combustion d’essence à base de carburant fossile, mais, des recherches ont révélé que le défrichage des forêts intactes, contribue beaucoup plus à l’effet de serre qu’il aide à l’éviter. Lisons les étiquettes sur les produits que nous achetons !

Certains négationnistes du changement climatique soulignent que les plantes respirent du CO2, ce qui devrait signifier que conduire un 4×4 aide les forêts. Bien entendu, les émissions de gaz à effet de serre et les changements du climat qu’elles entraînent pourraient aggraver un bon nombre de menaces auxquelles les forêts sont confrontées, telles que les incendies et la sécheresse. Le transport n’est pas la principale source de gaz à effet de serre, mais a néanmoins un impact significatif. Marchons plus, faisons plus de vélo et prenons les transports en commun ! Quand nous repensons notre manière de se transporter nous créons un impact au-delà de la réduction immédiate des émissions de CO2. Les changements de nos modes de vie et de nos sociétés se répercutent à travers l’espace et le temps. Exigez que votre ville et votre pays fournissent un meilleur transport public et une meilleure infrastructure pour les vélos et les transports publics.

Extraire l’or, le cuivre, les diamants, etc. dans les forêts tropicales est une activité destructrice qui endommage l’écosystème de la forêt tropicale et cause des problèmes aux personnes vivant à proximité. Les opérations minières à grande échelle, en particulier celles qui utilisent des techniques d’exploitation minière ‘à ciel ouvert’, entraînent souvent un déboisement important à travers la construction de routes qui ouvrent les zones forestières éloignées aux spéculateurs fonciers et aux petits exploitants. L’exploitation minière d’or provoque beaucoup de pollution de mercure qui nuit aux écosystèmes et aux personnes qui y vivent et y travaillent. Il est également particulièrement difficile de le traiter: la pollution de mercure de ‘la ruée vers l’or’ du XIXe siècle pourrait affecter les écosystèmes pour les 10 000 années à venir.

Nous ne pouvons pas nous attendre à résoudre ce problème uniquement en ajustant notre consommation, mais il est crucial que nous devenons conscients de l’ampleur de notre rôle dans ce processus. Nous n’avons absolument pas besoin de continuer à exprimer notre statut social ou relationnel avec des gemmes et de l’or. Surtout quand nous découvrons que 78% de l’or consommé chaque année est utilisé dans la fabrication de bijoux. L’or est également utilisé dans la plupart des appareils électroniques: téléviseurs, ordinateurs, téléphones cellulaires, GPS, calculatrices, etc. Bien que la quantité d’or utilisée dans chaque appareil soit petite, leur nombre énorme se traduit par beaucoup d’or qui n’est pas recyclé. Nous devons acheter moins, réparer plus et exiger des produits durables avec des durées de vie plus longues.

Nous avons tous des produits en bois dans nos maisons et ce n’est pas nécessairement un problème en soi. Les produits en bois bien-faits peuvent durer très longtemps, surtout s’ils sont utilisé et protégé soigneusement. Partageons, échangeons et offrons les produits en bois que nous possédons déjà, mais dont nous n’avons plus besoin. Nous devrions développer le réflexe d’essayer de trouver un produit utilisé avant de nous lancer sur un produit neuf.  Lorsque nous décidons d’en acheter, assurons-nous de faire un choix éclairé: demandons d’où vient le produit avant de faire un achat et choisissons des produits provenant de sources durables.

La culture du chanvre pourrait très bien annuler la nécessité d’utiliser du bois, parce que tout produit en bois pourrait être fabriqué à partir de chanvre. Les arbres sont excellents pour certaines choses comme la création d’écosystèmes bio-divers, la production d’oxygène et le stockage de carbone, mais ils ne sont pas vraiment bons à la fabrication de papier ou même de produits en bois. Le chanvre contient beaucoup plus de cellulose que les arbres et pousse plus vite, tout en exigeant moins d’engrais ou de pesticides. Sur une base annuelle, 1 acre de chanvre produira autant de papier que 2 à 4 acres d’arbres. Du papier de soie au carton, tous les types de produits de papier peuvent être produits à partir de chanvre. Ses utilisations vont même au-delà du remplacement du bois: il peut être utilisé pour le plastique, les vêtements, les matériaux de construction et en plus ses graines sont une excellente source de protéines. L’humanité a une très longue histoire de l’utilisation du chanvre que les lois sur les drogues dans de nombreux pays ignorent. La guerre contre les drogues a créé un atmosphère où parler de chanvre de façon positive est considéré politiquement incorrect ou tabou.

Les ressources de la Terre sont finies et donc plus nous en extrayons, moins nous laissons pour nous-mêmes, et les générations futures. En utilisant des matériaux recyclés plutôt que des matériaux ‘vierges’, il y a moins de demande pour les pratiques forestières et minières, qui sont particulièrement dévastatrices sur le plan environnemental. Le recyclage n’est pas nécessairement rentable à court terme, mais c’est l’attitude responsable que nous devrions avoir en tant que société. Au-delà de ce que nous recyclons déjà, nous devrions lutter pour une réglementation plus intelligente, qui établira de meilleures pratiques de recyclage auprès des pouvoirs publics et des producteurs privés.

La civilisation industrielle a soumis les populations indigènes à la violence génocidaire, à l’esclavage et au racisme. Si le vrai but a toujours été le vol de leurs ressources ou de leur force de travail, il est encore couvert sous les prétextes de «progrès» et de «civilisation». Les populations indigènes vivent dans les forêts depuis des milliers d’années et le fait de les expulser a causé beaucoup plus de dégâts qu’il a aidé à la protection de l’environnement. Nous devons travailler avec et soutenir les populations autochtones dans le monde entier:  elles sont la première ligne de défense des forêts.

Nous avons désespérément besoin de règlements basés sur le bon sens qui mettront fin à l’exploitation mondiale de la nature et au gaspillage des ressources précieuses de la Terre. Dans un monde idéal, les producteurs devraient avoir à payer le prix réel de leurs produits, y compris les dommages environnementaux causés par leur production. Ceci rendrait obsolètes les techniques telles que l’obsolescence planifiée. Les consommateurs devraient avoir la possibilité de faire un véritable choix éclairé, en ayant au moins accès à des produits étiquetés d’une manière qui leur permettrait d’avoir une bonne idée de leur impact sur l’environnement. Il y a certainement beaucoup de choses que nous pouvons faire en tant qu’individus, mais il y a aussi beaucoup de choses que nous pouvons décider en tant que société. La démocratie est un outil précieux qui devrait être utilisé par les gens et non par les lobbyistes corporatifs . Nous avons besoin de meilleures lois qui reflètent notre compréhension du monde naturel et reflètent la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Traiter la nature comme une simple marchandise nous mène sur la voie de l’auto-destruction. Nous devons créer un dialogue vif sur le rôle que nos gouvernements et institutions devraient jouer dans la crise qui se déroule devant nos yeux. Nous devrions également discuter de réglementations véritablement novatrices, qui feront en sorte que les producteurs prennent la responsabilité des externalités causées par leurs activités.

Si vous êtes passionné par l’environnement, parlez-en autant que vous pouvez !  N’oublions pas que notre discours peut prendre de nombreuses formes différentes, et nous ne devrions pas les sous-estimer. Utilisons nos profils de médias sociaux comme des plateformes médiatiques, c’est ce qu’ils sont ! Participons aux manifestations que nous jugeons importantes, mais n’oublions pas de parler aux gens que nous connaissons sur les choses qui comptent vraiment pour nous. Nous savons que la situation est désastreuse et il est peut-être trop tard pour changer, mais nous avons la responsabilité de faire de notre mieux. Commencez en partageant cet article avec vos amis et votre famille et inspirez-les à se mettre à l’acte !

Si vous avez d’autres idées de solutions liées à la déforestation, partagez-les avec nous. Je suis impatient de mettre à jour et d’élargir cet article !

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