L’industrie touristique pèse lourd sur l’environnement

L’industrie touristique n’a fait que croître depuis les années 50 et aujourd’hui elle récolte 2.1$ trillions annuellement. L’organisation mondiale du tourisme (OMT) maintient la position que ces sommes astronomiques contribuent au développement des pays pauvres. En effet, beaucoup de pays voient le tourisme comme la source principale d’investissement étrangers et d’emploi. Les conséquences positifs de l’explosion de l’influx touristique sont discutables malgré la belle image que l’OMT essaie de peindre. Les conséquences environnementales sont rarement prises en compte, et quand c’est le cas, souvent il s’agit plus de manœuvres de marketing que d’action efficace.

Les voyages à grandes distances

Quand vous partez loin, il est pratiquement impossible de voyager sans émettre beaucoup de pollution. Les avions nous ont donné accès aux quatre coins du monde, mais ces voyages coûtent beaucoup plus cher que le prix du ticket d’avion. La pollution de l’air et les émissions de CO2 sont beaucoup plus importantes que ce que la plupart d’entre nous imaginent.  Le tourisme représente plus de 60% des déplacements aériens et est donc responsable d’une part importante des émissions. Une étude a estimé qu’un seul vol aller-retour transatlantique émet près de la moitié des émissions de CO2 produites par toutes les autres sources (éclairage, chauffage, utilisation de la voiture, etc.) consommées chaque année par une personne moyenne.

Les médias et les agences touristiques essaient de nous faire croire que nous avons besoin de faire ce genre de voyages à grandes distances régulièrement pour qu’on puisse goûter à l’aventure et à l’exploration. Dans la grande majorité des cas, les touristes ont une expérience purement stérile pendant leur séjour et n’arrivent pas à avoir une expérience vraiment enrichissante. Sauf si nous comptons les photos sur Instagram bien sûr…

Même si nous essayons de voyager d’une manière plus lente, ça ne veut pas dire que les autre types de transport seront nécessairement plus environnementales que l’aviation.  Il n’y a pas de solution magique à ce problème. Au contraire, nous pouvons nous attendre que le nombre de vols continuera à croître avec le temps. Une des meilleurs solutions est mise en place au niveau personnel, un voyage à la fois. Le tourisme local est une alternative que nous pouvons facilement implémenter. Les conséquences vont plus loin que le fait que vous avez éviter un voyage à grande distance. Vos choix ont des conséquences économiques et culturelles que nous ne pouvons pas observer immédiatement. Les départements de marketing ne sont pas les seules qui peuvent diriger les tendances…

Le paradoxe du tourisme

Généralement, nous voyageons loin pour découvrir une culture que nous ne connaissons pas ou pour explorer la beauté de la nature. Malheureusement le tourisme peut nuire et dégrader les deux. D’un côté les attraction naturelles qui attirent beaucoup de touristes attirent également de la construction et de la pollution. Certains sites peuvent être mieux préservé justement dans le but de garder l’intérêt des touristes, mais en général la nature paie cher.  Les côtes dans tous les pays qui reçoivent des touristes ont subi des dégâts considérables à cause de la construction massive. Les écosystèmes autours de la plage sont souvent oblitérés par l’industrie hôtelière et tout ce qui vient avec.  Les touristes viennent souvent avec l’attente contradictoire de bas prix et de luxe, sans se poser la question de l’impact que cette combinaison a sur la communauté locale. La commercialisation des voyages apporte la standardisation qui détruit les particularités de la culture locale, qu’on prétend vouloir découvrir. Ce n’est peut être pas le cas pour chaque destination, mais très souvent le tourisme détruit précisément ce qu’il exploite, qu’il s’agisse de la culture, de l’environnement ou même du climat.

Le tourisme ne devrait pas être forcement négatif pour les pays hôtes, mais pour l’instant c’est largement le cas. Les compagnies cherchent à gagner de l’argent à court terme et ne se soucient pas des conséquences à long terme qui peuvent être totalement dévastatrices. Quand vous voyagez, renseignez- vous et soyez prêts à payer plus pour un voyage qui serait un peu plus durable et respectueux de l’environnement. Mais la meilleure chose à faire c’est de réduire le nombre de voyages et surtout leur distance. Découvrez et préservez la nature qui est dans votre région.

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