L’histoire inspirante du gardien des animaux de Fukushima

Cette histoire a commencé en 2011 avec l’accident tragique à Fukushima. Une brave personne a décidé de mettre sa santé et sa vie en péril afin de sauver la vie d’un grand nombre d’animaux abandonnés. Son histoire est une source d’inspiration profonde pour tout ceux qui sont préoccupés avec le bien-être des animaux. Sa gentillesse et son altruisme sont vraiment exceptionnels.

Les habitants d’un périmètre de 20km ont été évacués suite au tremblement de terre qui avait provoqué un tsunami. Le tsunami a endommagé la centrale nucléaire ce qui a entraîné une fuite de radiation. La fusion du cœur du réacteur nucléaire a forcé des milliers de citoyens de la région à quitter leurs maisons. Naoto Matsumura faisait partie de ses personnes, il a du abandonner sa maison natale et partir dans un camp de réfugiés avec sa famille. Il a constaté que les camps de réfugiés étaient surpeuplés et manquaient de provisions. Il a donc décidé de rentrer chez lui dans la ferme de sa famille à Tomioka et de vérifier ce qui se passe. Il a trouvé une scène sombre et morbide. Le village était totalement abandonné à l’exception des animaux de compagnie et des animaux d’élevage qui étaient laissés à leur sort. Malgré le risque d’exposition à la radiation il n’a pas voulu quitter la zone radioactive.

Il a commencé à nourrir ses propres animaux, qui étaient déjà affamés. Les animaux des voisins ont vite compris qu’il y avait une source de nourriture et de soins…Il a  donc commencé à nourrir et s’occuper de tous les animaux du village qu’il a réussi à sauver. Il a dû défier les ordres du gouvernement qui exigeait de lui de quitter la zone d’exclusion.  Il a commencé à s’occuper de tous les chiens, chats, vaches, canards, autruches, cochons, chevaux etc. Il a partagé une série d’histoires touchantes et troublantes. Il a dû voir beaucoup d’animaux enfermés sans accès à la nourriture, qui étaient en train de mourir de faim dans un état d’agonie et de désespoir. Il n’a pas pu sauver tous les animaux, mais il a raconté qu’il a observé de nombreux rétablissements remarquables.

M. Matsumura était conscient des dangers pour sa propre santé, mais il ne pouvait plus faire une marche en arrière. Il a choisi d’ignorer la loi japonaise et de rester dans le village de Tōhoku. Il a été appelé le «gardien des animaux de Fukushima». “Maintenant, c’est juste moi qui s’occupe des animaux.” a-t-il déclaré à BBC News en septembre 2011.

Juste un an après la catastrophe, la zone d’exclusion autour de Fukushima a été largement oubliée par les médias occidentaux et même par le gouvernement japonais. Lors d’une interview avec CNN, Matsumura a déclaré : «Je suis plein de rage» “C’est pourquoi je suis toujours là, je refuse de partir et je laisse aller cette colère et ce chagrin, je pleure quand je vois ma ville natale, le gouvernement et les gens de Tokyo ne savent pas ce qui se passe vraiment ici.”

Les semaines se sont transformées en mois, et les mois en longues années. Grace aux donations des gens il a réussi à trouver les moyens nécessaires pour continuer à vivre dans la zone d’exclusion. Il continue à nourrir et à s’occuper des animaux et il ne compte pas arrêter. Il n’a ni électricité, ni d’eau courante et il se nourrit presque exclusivement de conserves. Les niveaux de radiations continuent à rester élevés, mais tout cela ne l’empêche pas de poursuivre sa mission.

La dernière mise à jour du site qui récolte les donations était du septembre de l’année passée. Ils ont dit que M. Matsumura va bien et qu’il continue à faire son travail dans la zone d’exclusion. Si vous avez les moyens, vous pouvez soutenir sa mission avec une donation. Partagez cet article avec vos amis, ne laissons pas son histoire se perdre à l’ère des médias sociaux… Cet homme mérite bien plus que les 15 minutes de gloire que les médias traditionnels lui ont accordé. Inspirons-nous de son exemple et faisons des efforts pour améliorer le bien-être des animaux.

  1. courand andree

    je crois que l’on ne s’imagine pas tout ce que cela signifie, une sorte d’arche de noé où cet homme tout seul en est le gardien au-delà du danger et de la maladie. J’aimerais partager ces moments avec lui mais ne rêvons pas, c’est ce n’est pas si facile

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