Les champignons ont joué un rôle surprenant dans la formation de l’atmosphère de notre planète

Nous avons appris que ce sont les plantes qui ont émis l’oxygène qu’on retrouve dans l’atmosphère. Une nouvelle étude nous montre que les plantes ne seraient pas parvenu à coloniser la Terre sans l’aide des champignons.

Quand la Terre s’est formée elle n’avait presque pas d’atmosphère et la première atmosphère aurait été très toxique pour n’importe quel animal. Elle était composée de sulfure d’hydrogène, de méthane et de dioxyde carbone. L’oxygène est essentiel à la vie, la stabilisation d’une atmosphère riche en oxygène était absolument indispensable pour la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Le refroidissement de la Terre a permis à l’eau de rester dans l’état liquide, ce qui a permis aux cyanobactéries de se développer. Ces plantes aquatiques étaient les premières à commencer à modifier l’atmosphère en y ajoutant graduellement de l’oxygène. Environ la moitié de l’oxygène présent dans l’atmosphère est le produit des plantes terrestres. Le développement des plantes terrestres étaient essentiel à l’évolution de la vie animale il y a 400 à 500 millions d’années.

Une relation symbiotique

Les premières plantes qui ont quitté l’océan n’avaient pas les adaptations des plantes contemporaines que nous connaissons aujourd’hui, notamment elles n’avaient pas de racines. Selon les nouvelles recherches menées par l’Université de Leeds, les champignons ont aidé les plantes à obtenir des nutriments essentiels pour leur développement. Une relation symbiotique s’est établie entre les plantes et les champignons, une relation que nous pouvons encore observer aujourd’hui. Les champignons ont la capacité d’extraire du phosphore des roches et de le transmettre aux plantes, alimentant ainsi le processus de photosynthèse.

La photosynthèse par les plantes terrestres est responsable de la moitié de la production d’oxygène sur Terre et nécessite du phosphore, mais nous avions du mal à comprendre comment les plantes se procurent ce nutriment , explique l’un des membres de l’équipe, Benjamin Mills. Les résultats de l’inclusion de données sur les interactions entre les champignons et les plantes constituent une avancée significative dans notre compréhension du développement précoce de la Terre et notre travail montre clairement l’importance des champignons dans la création d’une atmosphère oxygénée.

Notons que le fossile le plus vieux d’un organisme terrestre est celui d’un champignon. Les champignons existent probablement depuis aussi longtemps, voir plus longtemps, que les plantes. C’est probablement la capacité des champignons à extraire des minéraux des roches qui leur a permis de prospérer dans cet environnement primordial, tandis que les plantes dépendent plus de la matière organique. Lorsque les plantes photosynthétisent elles produisent du carbone qu’elles transmettent aux champignons, créant ainsi une relation mutuellement bénéfique.

Le modèle a montré que des différents types de champignons auraient pu avoir des impacts extrêmement différents et dramatiques sur l’atmosphère paléozoïque. «Notre découverte critique», dit Batterman, «était que la nature de la relation entre les champignons et les plantes aurait pu transformer le dioxyde de carbone atmosphérique, l’oxygène et finalement le climat global de manières très différentes, selon le type de champignons présents. Ce que les recherches ont certainement prouvé c’est «l’importance des champignons dans la création d’une atmosphère oxygénée».

Sources : université de Leeds cosmosmagazine sciencealert

 

Aleks Evtimov

Je suis le créateur et le gestionnaire des communautés 'Plus d'Arbres Moins de Connards', 'Je ne suis plus un mouton', 'L'univers est en nous' et 'More Trees Less Assholes'. Depuis cinq ans nous utilisons les réseaux sociaux ensemble dans le but de donner une voix à ceux qui n'en ont pas. Je créé du contenu sur la déforestation, le changement climatique, le bien être des animaux et la pollution et grâce à vos interactions ces informations atteignent des millions de personnes chaque année. J'aime bien toucher à d'autres problèmes modernes, tels que l'intelligence artificielle et son impact sur l'économie et les réseaux sociaux et leur impact sur notre société et nos systèmes politiques. Je suis loin d'être un expert dans le domaine de la méditation, mais j'aime partager mes expériences personnelles avec vous.

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