Le réchauffement climatique provoquera une pénurie de bière, la Belgique sera parmi les pays les plus touchés

Le changement climatique est une mauvaise nouvelle pour toutes les personnes qui aiment la bière. Généralement, on ne pense pas à la bière quand on parle du réchauffement de la planète, mais cela va changer dans les années à venir. Les nouvelles recherches estiment que la hausse des températures aura un effet très négatif sur la production de bière partout dans le monde, mais certains pays seront plus touchés que d’autres. Et malheureusement, ce sont précisément les pays qui sont les plus connus pour leurs brasseries, comme la Belgique, la République Tchèque, l’Irlande et la Pologne,  qui vont ressentir le plus les conséquences du réchauffement climatique.

Les chercheurs estiment que les prix de la bière continueront à grimper à cause des mauvaises récoltes. La production mondiale d’orge est déjà affectée par les hausses des températures et cette tendance ne va que s’accentuer dans les années à venir. Cela veut dire que la boisson alcoolisée du monde va se raréfier au fil du temps. En examinant l’impact sur les prix, l’étude a montré que les buveurs de bière en Pologne seraient les plus durement touchés dans le pire des scénarios, les coûts seront multipliés par cinq. En Irlande, en Belgique et en République tchèque, les prix doubleraient. Ces pays seraient les plus touchés car ils brassent et boivent beaucoup de bière et importent la majeure partie de leur orge.

Évidement, les chercheurs ont déclaré que les effets sur la production de bière semblent peu importantes comparés aux conséquences du réchauffement climatique tels que les inondations, les tempêtes et les pénuries de nourritures. Mais la hausse du prix de la bière affectera quand même la qualité de vie de nombreuses personnes. Si les émissions de carbone ne sont pas réduites, l’analyse a révélé que la consommation de bière baisserait d’environ un tiers en Irlande, en Belgique et en République tchèque. La consommation globale sera réduite de 16%. Mêmes les scénarios les plus optimistes prévoient une diminution considérable de la consommation de bière.

Seulement environ un sixième de la récolte mondiale d’orge est utilisée pour la bière – la plupart est destinée aux animaux d’élevage. Les chercheurs ont estimé qu’en cas de pénuries de grains,  les marchés vont prioriser l’élevage d’animaux plutôt que la bière. Ceci se traduira par une baisse disproportionnée de l’orge destinée aux brasseries et entraînera une diminution de la consommation de bière et une augmentation considérable des prix.

Peut-être ces recherches motiveront plus de gens à agir contre le changement climatique. La déstabilisation climatique affecte toute la production agricole, et la bière ne sera pas le seul produit affecté. Le problème c’est que si nous attendons de voir les pires conséquences du changement climatique pour nous mettre à l’action, il sera probablement déjà trop tard pour inverser la tendance.

Et si vous espérez que le président du pays le plus polluant, Donald Trump, sera impressionné par ces études sur les pénuries de bière, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : il a déclaré qu’il n’a jamais bu de l’alcool durant sa vie.


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Aleks Evtimov

Je suis le créateur et le gestionnaire des communautés 'Plus d'Arbres Moins de Connards', 'Je ne suis plus un mouton', 'L'univers est en nous' et 'More Trees Less Assholes'. Depuis cinq ans nous utilisons les réseaux sociaux ensemble dans le but de donner une voix à ceux qui n'en ont pas. Je créé du contenu sur la déforestation, le changement climatique, le bien être des animaux et la pollution et grâce à vos interactions ces informations atteignent des millions de personnes chaque année. J'aime bien toucher à d'autres problèmes modernes, tels que l'intelligence artificielle et son impact sur l'économie et les réseaux sociaux et leur impact sur notre société et nos systèmes politiques. Je suis loin d'être un expert dans le domaine de la méditation, mais j'aime partager mes expériences personnelles avec vous.

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