Le ‘Grand Mur Vert’ de l’Afrique

Les pays d’Afrique ont décidé de construire un mur beaucoup plus utile que celui proposé par le président américain. Les gouvernements de Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Tchad, Soudan, Érythrée, Éthiopie et Djibouti ont uni leurs forces dans un projet environnemental sans précédent. L’objectif est de ‘construire’ un mur d’arbres résistants à la sécheresse (principalement acacia)  qui constituerait une forêt géante qui s’étale sur le continent entier.  Les dirigeants soulignent que le mur offrira beaucoup plus qu’une protection du sable. Le projet a créé des milliers de jobs et a transformé des terres arides en jardins et pépinières d’arbres. L’afflux de scientifiques et de médecins a apporté de l’attention et des ressources dans des régions qui étaient souvent négligés.

La plantation d’arbres n’est pas toujours la solution parfaite dans le cadre de la restauration de la terre. Des anciennes initiatives dans la région du Sahel ont vu 80% des arbres plantés mourir dans les deux premiers mois. Sans eau et sans protections les jeunes arbres ne peuvent pas survivre, ce qui peut résulter dans un gaspillage de ressources et d’efforts. Un modèle alternatif a la plantation a émergé durant le projet de la Grande Muraille Verte au Niger, un des pays les plus pauvres sur Terre. Les fermiers du pays ont réussi de ressusciter des vastes régions arides avec un investissement minimal.  Les fermiers du Niger utilisent des techniques de restauration naturelle comme la régénération des racines des arbres et la création de petits puits d’eau. Les arbres qui ont souffert durant les périodes de sécheresses ont la possibilité de se rétablir quand ils sont soigneusement protégés.

Ces méthodes ont permis la restauration d’environ 200 millions d’arbres et d’environ 5 millions d’hectares de terre. L’investissement n’a coûté que 20$ par hectare, mais les résultats on apporté de la nourriture à 2.5 millions de personnes. La faiblesse du gouvernement a joué un rôle positif, car les fermiers ont récupérés des terres qui étaient la propriété de l’état et ont réussi à restaurer leur santé. Cette pratique de décentralisation a dépassé les frontières du Niger et a déjà été implémenté avec succès au Malawi et en Éthiopie.

Le projet du Grand Mur Vert est en train d’être transformé vers quelque chose qui ressemble plus à un mosaïque. Le plan de créer une vaste forêt va être remplacé par un tapis vert qui correspond mieux aux spécificités de chaque région. Parfois il s’agit de planter des arbres, mais dans d’autres cas il est préférable de protéger les arbres qui sont déjà en place. D’autres régions seront transformé en zones humides et en jardins durables.

 

 

6 thoughts on “Le ‘Grand Mur Vert’ de l’Afrique

  1. bonne idée, mais ayant vécu en Mauritanie et au Sénégal, j’ai pu constaté que les troupeaux de chèvres dévastaient ce plantations

    1. C’est ainsi malheureusement que le Sahel s’est désertifié avant! Donc on n’a pas retenu la leçon!

  2. Et le scribouillard n’a évidemment pas été constater ce qu’il en était sur le terrain… Evidemment… Il ne connaît pas les voeux pieux, les envolées lyriques, l’onirisme et la captation des fonds dont la région (que j’ arpente depuis des lustres) est le vert paradis ! Planter quelques arbrisseaux ici et là, sur moins de 400 m de large, tandis qu’au nord et surtout au sud du pseudo-rempart on coupe à tour de bras, quelle belle réussite prometteuse !

  3. Si le projet est des populations locales ok mais hélas des gouvernements comme j’ai pu le voir, c’est une fois de plus un nuage qui dormira dans les banques en Suisse.

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