Le conseil le plus banal est aussi le conseil le plus important…

La santé est un des sujets les plus banalisés. Depuis notre enfance tout le monde nous dit qu’il n’y a rien de plus important que la santé. C’est peut-être paradoxal, mais généralement nous avons du mal à comprendre l’importance de notre santé avant qu’on ne commence à la perdre. C’est normal, nous avons évolué pour réagir à des menaces immédiates telles qu’une douleur, une infection etc. Nous avons la capacité de ressentir que quelque chose ne va plus et généralement nous agissons pour remédier ce problème.

Par contre, nous ne sommes pas bien équipés pour agir face à des maladies chroniques qui prennent des années ou des décennies pour se développer. Très souvent les symptômes de ce genre de maladies sont subtils et n’empêchent pas le fonctionnement de nos corps d’une manière abrupte. Notre santé se détériore jour après jour mais le changement reste invisible à nos sens. Nous nous habituions aux symptômes et nous commençons à croire qu’ils font partie du fonctionnement normal de nos corps, ou bien qu’ils font parie de notre personnalité dans le cas de certains problèmes psychiques.

Si nous ne pouvons plus marcher du jour au lendemain nous allons vite apercevoir que quelque chose ne va pas; nous allons nous inquiéter et probablement nous irons chez le médecin pour identifier la cause et pour chercher une solution. Si notre capacité pulmonaire diminue de 50 pourcent en une nuit nous allons nous sentir malades, et encore une fois, nous serons très inquiets pour notre santé. Par contre, si nous perdons notre capacité de marcher au fil de 20 ans ou si nous détruisons nos poumons en fumant pendant une longue période, nous n’allons pas apercevoir un changement, car il sera graduel. Nous allons nous habituer au fait qu’on se retrouve essoufflé après avoir monté les escaliers car nous n’aurons pas la possibilité de comparer l’état de notre santé. Ceci n’étaient que deux exemples; il existe une myriade de manières pour développer une maladie chronique.

Généralement nous cherchons toujours une manière pour diminuer notre souffrance et pour augmenter notre capacité de ressentir du plaisir. Nos peurs, nos envies et nos désirs tournent précisément autour de cette recherche de bien-être et d’épanouissement. Tous ces désirs et toutes ces peurs n’ont du sens que dans le contexte où nous avons une bonne santé physique et psychique. A quoi ça sert d’angoisser qu’on n’aura pas assez d’argent quand on sera à la retraire si entre temps nous avons développé des maladies cardio-vasculaires sérieuses qui nous empêcherons de profiter de notre argent et de notre temps et qui nous coûteront également des fortunes en termes de frais.

Très souvent nous développons des justifications qui excusent notre inaction et qui nous aident à accepter ‘notre destin’. Nous donnons beaucoup d’importance à la génétique ce qui nous permet de nous déresponsabiliser des conséquences de nos actes. J’ai souvent entendu des propos du genre ‘nous avons du cholestérol élevé dans la famille’ ou bien, ‘nous avons des problèmes psychologiques dans la famille’. C’est indéniable, notre composition génétique peut nous prédisposer au développement de certaines maladies, mais très souvent la manière dont ces gènes vont se manifester dépend de notre mode vie. Si vous êtes dans une famille qui a du cholestérol élevé et que certains membres de votre famille sont mort à cause de problèmes cardio-vasculaires, c’est une très bonne idée de diminuer drastiquement votre consommation de cholestérol et de commencer à faire des activités physiques d’une manière régulière. Nos gènes jouent un rôle important, mais la manière dont nous vivons nos vies est tout aussi importante. Nous allons tous mourir un jour, mais entre temps nous souhaitons tous jouir d’une bonne santé le plus longtemps possible.

Si nous commençons à cultiver de bonnes habitudes aujourd’hui, nous allons cueillir leurs fruits dans l’avenir. Dans la grande majorité des cas, ces bonnes habitudes prennent du temps pour se développer, tout comme les mauvaises habitudes prennent du temps avant d’infliger des dégâts irréversibles à nos corps. Je ne peux pas vous dire quelles seront les habitudes que vous devriez changer dans votre propre vie, mais j’ai trois conseils qui s’appliqueront pratiquement à chaque être humain et qui aideront sans doute votre santé sur le long terme.

Tout d’abord, tout le monde peut améliorer leur alimentation. Même si vous avez déjà fait des changements dans ce que vous consommez, il y a toujours de la place pour améliorer d’avantage votre apport en nutriments importants et pour diminuer d’avantage les aliments que vous aimerez éliminer de vos assiettes. Encore une fois, je ne sais pas quelle est votre situation actuelle, mais je suis sûr qu’il y a moyen de faire mieux. Ce qui nous semble impossible aujourd’hui peut devenir facile avec le temps. Nos habitudes et nos goûts changent.

L’activité physique est absolument indispensable au bon fonctionnement de nos corps et de nos cerveaux. Les médecins recommandent au moins entre 30 à 45 minutes d’activité physique modérée chaque jour. C’est difficile d’imaginer tous les bénéfices que le sport peut ramener dans nos vies. Le simple fait de marcher d’une manière régulière peut diminuer la vitesse à laquelle notre cerveau vieillit. Si vous n’aimez pas vous balader seuls , organisez-vous avec un membre de votre famille ou quelqu’un de vos amis et développez une excellente habitude ensemble.

Le dernier conseil général que je donnerai dans cet article est la pratique de la méditation. Les bénéfices de la méditation sont de mieux en mieux documentés d’une manière scientifique. Comme le sport, la méditation est une pratique qui prend du temps pour se développer et elle demandera votre participation régulière. Si vous ne savez pas comment vous lancer, essayez avec ces simples conseils.

Nos ancêtres n’ont pas du s’inquiéter beaucoup au sujet des maladies chroniques, ils avaient des problèmes plus urgents. Aujourd’hui nous avons l’opportunité d’avoir une longue vie, une bonne santé et nous avons les informations nécessaires à notre disposition. Nous ne pouvons pas prévenir toutes les maladies, mais en agissant avec une vision du long-terme nous pouvons considérablement réduire la probabilité de développer certaines maladies chroniques.

La santé est d’un plus grand prix que les richesses d’un malade ; et il n’y a personne qui ne préfère la santé d’un homme dans la médiocrité aux richesses d’un roi accablé de maladies.- Platon

  1. Adrien

    Article très intéressant. La médecine préventive, c’est la médecine de demain. Avant d’avoir des maladies graves, on développe des maladies chronique et avant celles-ci, on développe des maladies aigues comme les enfants. Les enfants sont naturellement en bonne santé parce que plein d’énergie, ils ont des réactions radicales qui montrent que le corps est réactif. Plus on prend de mauvaises habitudes de vie, plus notre réactivité s’affaiblit et l’état des maladies évolue vers un rythme plus long et plus subtil. Très intéressant le passage sur la génétique parce qu’on entend très souvent cela pour se déresponsabiliser. La génétique fait environ 15% de notre état de santé, 85% dépend de l’épigénétique c’est à dire nos habitudes de vie sur lesquelles on peut agir. La solution est entre nos mains. Article très intéressant encore une fois.

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