La loi la plus dure contre les sacs en plastique au monde vient d’entrer en vigueur

Pour lutter contre la pollution le gouvernement kényan a introduit la loi la plus dure dans le monde relative aux sacs en plastique. Le Kenya était un important exportateur de sacs en plastique dans la région, ce qui fait que le pays subissait une pollution plastique particulière. Maintenant le Kenya a décidé de répondre au défi de la pollution avec une révolution législative.

Les Kényans qui vendent, produisent ou juste utilisent  des sacs en plastique peuvent recevoir une amende de 40 000 $ ou un emprisonnement pouvant aller jusqu’à quatre ans.

Cette nouvelle loi vient d’entrer en vigueur depuis lundi 28 août. Les consommateurs et les commerçants avaient six mois pour se préparer et s’adapter à cette nouvelle loi. Afin d’informer les citoyens le gouvernement avait publié des annonces dans les médias. Cette loi n’est pas entrée en vigueur facilement. Le pays a mis plus de 10 ans pour l’adopter, avec trois tentatives infructueuses. Naturellement, même aujourd’hui la loi a vu beaucoup d’opposition de la part des producteurs qui ont déclaré que cette aventure législative coûtera 60.000 emplois.

D’autres, cependant, partent d’une perspective écologique et soulignent le prix environnemental très élevé qui est directement lié à l’utilisation de sacs en plastique. Le temps de dégradation des sacs plastiques est difficile à estimer, nous en utilisons juste depuis une cinquantaine d’années. Ceci dit tous les scientifiques sont d’accord sur le fait que la dégradation prend énormément de temps. Le plastic utilisé dans les sacs n’est pas biodégradable, les micro-organismes ne le reconnaissent pas comme nourriture. La radiation solaire peut décomposer le sac en plastic, mais le processus met entre 500 et 1000 ans.

En conséquence les sacs en plastique et leurs résidus se retrouvent partout. Nous voyons des sacs bloqués dans les branches des arbres et des buissons, mais le pire c’est que une grande partie de cette pollution reste invisible. Des petits morceaux de plastique sont ingérés par les animaux  et surtout par les poissons et ainsi le plastic entre dans ‘dans le cercle de la vie’. Dans les abattoirs de Nairobi  on a retrouvé jusqu’ a 20 sacs dans l’estomac de certaines vaches. Le vétérinaire Mbuti Kianyangjou a déclaré: “C’était quelque chose que nous n’avions pas vu il y a 10 ans, mais maintenant ça arrive  presque tous les jours”.

Question éthique…?

Le pays de l’Afrique de l’Est a rejoint plus de 40 pays à travers le monde, où les sacs en plastique jetables sont interdits, partiellement interdits ou taxés lourdement. Bannir les sacs en plastique c’est quelque chose que tous les pays du monde doivent faire, les dégâts sont trop grand et notre apathie est inexcusable. Ceci dit, je ne suis pas convaincu que la solution idéale c’est de mettre des gens en prison ou donner des amendes cosmiques à des simples personnes privées. C’est une chose de donner une amende à une grosse entreprise en infraction, mais c’est autre chose de punir un pauvre vendeur sur le marché d’une manière si sévère. Espérons que les mesures prises dans la loi sont assez claires et qu’elle sera appliquée d’une manière raisonnable.  J’aimerais bien avoir votre avis sur la question. Est-ce que la loi est trop dure ou est-ce qu’elle est juste?

Félicitations au Kenya d’avoir eu le courage d’affronter ce problème!

 

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