Est-ce que les dauphins sont des personnes?

Les dauphins sont des animaux particulièrement intelligents, mais est-ce qu’on peut dire qu’ils devraient être considérés comme des ‘personnes’? Le terme ‘personne’ est assez ambigu, nous l’utilisons pour dire ‘humain’, mais nous savons que ce n’est pas vraiment ce qu’il décrit. Imaginons que nous rentrons en contact avec une espèce d’extraterrestres hyper-intelligents, nous allons probablement utiliser le terme ‘personne’ pour décrire les individus qui appartiennent à cette espèce. Mais quel serait donc le critère qui nous permettrait de constater qu’un être vivant est une personne? Est-ce que des animaux sur Terre rentrent dans cette catégorie? Dans cet article nous allons examiner le cas des dauphins en particulier, tandis que dans un autre article nous allons nous poser cette même question d’une manière générale.

Quand nous pensons à ce qui nous rend uniques en tant qu’êtres humains nous pensons intuitivement au mot ‘intelligence’. C’est un terme avec de nombreuses définitions et interprétations. Nous avons déjà du mal à mesurer l’intelligence chez les humains, il est d’avantage plus difficile d’essayer de mesurer l’intelligence d’une autre espèce animale. Nous avons traditionnellement associé la taille du cerveau avec une plus grande intelligence, mais la plupart des grands mammifères ont des grands cerveaux. Une manière plus précise de mesurer le pouvoir cérébral est d’examiner le rapport entre la taille du cerveau et la taille du corps, ce qu’on appelle le quotient d’encéphalisation (QE).  Certaines espèces de dauphins ont un QE très élevé qui dépasse celui de nos plus proches cousins. Les gorilles ont un QE de 1.76, les chimpanzés – 2.48 tandis que certains dauphins arrivent à 5.6. C’est un QE qui est dépassé seulement par celui des humains qui est estimé à 7.4. Cependant, la taille du cerveau n’est pas une mesure qui nous dit quelque chose de concret sur les capacités cognitives.

Nous associons l’utilisation d’outils comme un signe d’intelligence supérieure. Les dauphins ont été observés d’utiliser des outils dans plusieurs contextes différents. Certains dauphins utilisent les épines du poisson scorpion pour piquer des murènes qui se cachent dans des crevasses. Les dauphins sur la côte ouest de l’Australie placent des éponges sur leurs museaux afin de les protéger des épines et des raies pendant qu’ils cherchent de la nourriture sur les fonds marins. Les dauphins vivent dans des sociétés complexes, pour s’intégrer les jeunes dauphins doivent apprendre les règles de la société. Nous ne pouvons pas comprendre tous les comportements sociaux que nous observons, mais il est clair que les petits dauphins apprennent à communiquer et à collaborer en jouant.

Leur capacité d’inventer des nouveaux comportements a été mise à l’épreuve par Karen Pryor, une célèbre experte des dauphins. Deux dauphins ont été récompensés à chaque fois qu’ils montraient un nouveau comportement. Il leur a fallu juste quelques essais pour qu’ils se rendent compte de ce qui leur était demandé. Le même type de test a été fait avec des humains qui ont pris tout autant de temps pour comprendre le but du jeu. Les humains et les dauphins ont exprimé leur contentement une fois qu’ils ont compris la règle du jeu.

Les dauphins ont montré leur capacité de se reconnaître dans un miroir, une faculté qu’on observe chez les humains et chez les grands singes. Cette capacité va encore plus loin, les dauphins peuvent regarder la télévision!  Les chimpanzés ont du passer par de longues périodes d’entraînement pour réagir d’une manière appropriée aux écrans de télévision, tandis que dans le cadre des recherches de Lou Herman les dauphins ont réagi correctement dès la première fois.

Si les dauphins ont des capacités cognitives si développées, ne serait-il pas logique de les traiter d’une meilleure manière? A l’état sauvage les dauphins vivent sur environ 100 kilomètres carrés, en captivité ils ont accès à un dixième de 1% de cette superficie. Les zoos et les aquariums ne sont clairement pas éthiques. Nous devrions nous préoccuper également par l’abattage massif de dauphins que nous observons dans certaines parties du monde. Nous avons tous vu les vidéos des massacres brutaux de dauphins qui sont toujours pratiqués dans certaines villes japonaises.

Revenons à notre question de départ, est-ce que les dauphins sont des personnes? A mon avis, la réponse est clairement oui. Mais je trouve que cette question est beaucoup plus large et ne concerne pas seulement les dauphins. A partir de quel moment est-ce qu’on peut dire qu’un animal n’est pas une personne ? Cette question est à la fois philosophique et biologique,mais nous allons essayer d’y répondre d’une manière intuitive dans cet article: Est-ce que les animaux sont des personnes?

Sources: theguardian  whales.org

Le déclin des coléoptères menace la biodiversité européenne

L’ordre des coléoptères est le plus nombreux de la classe des insectes, leur groupe représente environ 25 % de la diversité animale. Les coléoptères saproxyliques subsistent en mangeant du bois mort en décomposition, ils jouent un rôle central dans le recyclage des nutriments et la pollinisation. Ils sont une source de nourriture très importante pour les oiseaux et pour d’autres animaux sauvages. Les espèces qui se trouvent en bas de l’échelle alimentaire ont un impact sur l’écosystème entier. C’est pour cela que les conclusions d’un nouveau rapport sur les coléoptères saproxyliques en Europe sont très inquiétantes.

Selon le rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), environ un cinquième des coléoptères saproxyliques en Europe sont menacés d’extinction. Ce chiffre est d’environ 18% pour l’Europe et 22% pour l’Union européenne. Le nombre d’espèces de coléoptères menacées a considérablement augmenté depuis la dernière évaluation de l’UICN en 2010, selon laquelle 11% étaient menacées en Europe et 14% étaient menacées dans l’UE. En 2010 le rapport estimait que deux espèces sont gravement menacées en Europe, tandis que le rapport de 2018 classe cinq espèces dans cette catégorie. Dans l’UE, l’UICN classe sept espèces en danger critique, contre trois en 2010. Le rapport de 2018 souligne ses propres limites. A cause d’un manque de données, environ un quart des espèces de coléoptères saproxyliques  n’ont pas pu être évaluées. Le nombre total d’espèces menacées pourrait donc être aussi bas que 13,5% – ou aussi élevé que 40%.

La raison principale du déclin des coléoptères est la disparition des arbres en Europe. L’exploitation forestière, la récolte de bois ainsi que d’autres types de perte d’arbres menacent l’existence de toutes les espèces qui ont besoin du bois pour survivre. L’urbanisation, le développement du tourisme et la fréquence croissante des incendies de forêt sont parmi également à la source de cette perte d’arbres.

Ce n’est pas le premier rapport inquiétant sur la santé des insectes en Europe. En 2017 une étude a révélé que le nombre d’insectes volants en Allemagne a chuté de plus de 75 % en 30 ans. Les causes de ce déclin sont multiples, l’intensification agricole est probablement en haut de cette liste.

L’Union européenne devrait mettre à jour sa politique agricole commune, en promouvant la gestion appropriée des habitats de pâturage boisées, selon Luc Bas, directeur de l’UICN.

«À l’heure actuelle, les pratiques de gestion mènent à la transformation des pâturages boisés en terres boisées ou en prairies, détruisant la mosaïque végétale essentielle dont de nombreux coléoptères saproxyliques ont besoin.

La Commission européenne a financé le rapport de l’UICN, qui a évalué 700 espèces de coléoptères.

Source : theguardian

 

Ce que les animaux nous rappellent…

Le fait de passer du temps avec des animaux peut avoir une série d’effets positifs sur notre personnalité. Nous avons tendance à nous identifier en tant qu’humains, mais nous oublions que nous sommes une espèce animale. L’interaction avec des animaux peut nous rappeler certains caractères de notre côté animal que nous avons tendance à oublier ou à renier.

L’expérience des humains modernes est généralement associée à une certaine dose d’anxiété et d’angoisse. Nous sommes trop préoccupés par l’avenir et nous avons trop de nostalgie par rapport au passée. Par contre, les animaux, ou en tout cas ceux qui ne sont pas maltraités, ne connaissent pas ce genre d’états d’angoisse, ils vivent dans le moment présent. Toutes leurs émotions et sensations se concentrent dans l’expérience qui est en train de se dérouler chaque instant. Ceci leur permet de goûter à la vie d’une manière intense. En tant qu’humains nous avons souvent tendance à diluer l’intensité du moment présent avec des pensées liées à nos projets, nos peurs, nos désirs, nos regrets.

Les enfants sont fascinés par le monde qui les entoure et généralement, ils sont particulièrement fascinés par le monde naturel. Avec le temps nous pouvons nous détacher de notre instinct de curiosité qui nous pousse à explorer le monde et à observer les plus petits détails. Les animaux ont toujours une fascination avec le monde extérieur. Les chiens adorent explorer des endroits naturels, ils s’arrêtent pour sentir toutes les odeurs. Les chats observent tous les petits mouvements dans leurs environs avec une patience admirable. Le monde moderne nous pousse à nous distraire du monde naturel, au fil des années beaucoup d’entre nous perdent le lien avec la nature. Les animaux peuvent nous rappeler que le monde naturel est une source d’inspiration et de fascination inépuisable.

Pratiquement tous les bébés des mammifères apprennent en jouant. Les animaux domestiques gardent leur caractère d’enfant pendant la grande majorité de leurs vies. Notre société voit le jeu comme un loisir ou même comme une perte de temps. Avec le temps nos vies deviennent trop sérieuses et nous perdons l’envie de nous lâcher, l’envie de jouer. Les animaux de compagnie peuvent nous rappeler que les jeux sont une partie indispensable de l’expérience animale.

Notre cerveau est parfois un peu trop ‘rationnel’ et il arrive à nous séparer de l’expérience de nos corps. Nous sculptons nos vies sur base de nos pensées, mais nous avons du mal à écouter le langage de nos corps et nous avons du mal à comprendre ses besoins. Pour rester en bonne santé physique et mentale, les animaux ont absolument besoin d’avoir des activités physiques. Que ça soit des chats, des chiens ou des souris chaque animal a besoin de jouer vigoureusement pour garder leurs corps en bonne santé et pour relâcher leurs pulsions. En tant qu’animaux nous avons aussi les mêmes besoins et ils sont tout aussi essentiels pour notre bien-être. Les animaux nous rappellent que nos corps ont des besoin spécifiques que nous ne pouvons pas ignorer si nous souhaitons jouir d’une vie sereine et d’une bonne santé.

Le chat qui tête ses pattes comme un bébé (vidéo)

Avez-vous déjà vu un chat qui tête dans vos bras ou sur une couverture ? Certains chats ont besoin de pétrir avec leurs pattes et de sucer quelque chose tout en salivant. Ce comportement imite la façon dont les chatons poussent le ventre maternel pour stimuler l’afflux de lait. Mais pourquoi est-ce que certains chats continuent à avoir ce comportement à l’âge adulte?

Dans cette vidéo vous allez voir un chat âgé de 8 mois qui adore téter ses propres pattes. Ce comportement est absolument adorable à voir, et à entendre.

Malheureusement, dans la plupart des cas le développement de ce comportement est lié à un traumatisme que le chat a vécu durant sa jeunesse.  La cause qu’on évoque le plus souvent pour expliquer ce comportement est le fait d’adopter un chaton avant l’âge de 8 semaines. Il est déconseillé de séparer le chaton si tôt de sa mère car ceci peut résulter dans des problèmes psychologiques. Une autre raison pour ce comportement peut être une période traumatisante, comme par exemple, le manque de nourriture. Le chat développe l’habitude de téter car il cherche à se réconforter d’une manière instinctive. Si votre chat suce son pouce ou une couverture sur vous, sachez qu’à ses yeux vous êtes sa mère de substitution.

Le chat dans la vidéo a été trouvé dans la rue dans un état déplorable. Il était extrêmement maigre, débordé de parasites et présentait d’autres signes de maltraitance physique (cicatrises, fourrure rasée etc.).  Depuis le jour de son sauvetage il tête sa patte comme un bébé qui suce son pouce. Avec le temps il a arrêté de téter constamment et maintenant il le fait juste quand il est de très bonne humeur et qu’il cherche des câlins.

Certains chats sont génétiquement prédisposés à avoir ce comportement et il ne leur pose aucun problème.  Normalement vous ne devriez pas vous inquiéter si votre chat présente ce genre de comportements, mais si le comportement et compulsif il peut poser des problèmes. Certains chats peuvent s’infliger des lésions en se léchant d’une manière obsessive et en s’arrachant les poils. Dans ce cas-là, une visite chez votre vétérinaire est absolument indispensable, afin de traiter son problème d’anxiété.

Malheureusement, chaque année des milliers de chats et de chiens sont abandonnés. La solution la plus efficace pour limiter la maltraitance et les abandons est la stérilisation des chats domestiques et errants. S.V.P. informez-vous avant de décider de prendre soin d’un animal et assurer vous que vous n’êtes pas allergiques et que vous aurez le temps et les moyens nécessaires pour s’en occuper correctement. Les chats ne sont pas des peluches et nous ne devrions pas les traiter comme tels. La France a connu une hausse des abandons cette année, durant le mois de juillet les abandons étaient en hausse de 22%, comparé à la même période de l’année passé.

 

Est-ce que les mammouths peuvent nous aider à combattre le réchauffement climatique?

L’augmentation des températures provoque la fonte du pergélisol. Ceci est probablement un des pires aspect du changement climatique. Le pergélisol enferme de très grandes quantités de carbone et de méthane. En fait, il y a plus de carbone enfermé dans le pergélisol qu’il y en a dans l’atmosphère actuelle. Un scientifique russe a développé une stratégie de préservation du pergélisol qui comprend certains aspects étonnants.

Nous avons la capacité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, en diminuant notre dépendance des énergies fossiles, en diminuant notre consommation, en modifiant notre système agro-alimentaire etc. Nos émissions de gaz à effet de serre ont déstabilisé le climat, ce qui entraîne entre autres, la fonte du pergélisol. Le problème c’est que nous pouvons en théorie contrôler nos propres émissions, mais nous ne serons pas capables de diminuer les émissions du pergélisol s’il continue à fondre. Les gaz qui seraient émis alimenteraient encore plus de changement climatique, créant ainsi une boucle de rétroaction positive. Sergey Zimov croit que la réintroduction de troupeaux de grands herbivores est le dernier espoir pour l’humanité d’empêcher la fonte du pergélisol qui entraînerait une catastrophe globale en provoquant un changement climatique incontrôlable.

Le scientifique a déjà créé sa réserve sauvage qu’il a autofinancé. Il abrite des bisons, des bœufs musqués des chevaux et des caribous. Il explique qu’à une époque ces animaux herbivores peuplaient les plaines de la Sibérie. Leur présence dans ces régions a un impact significatif sur les températures du sol. Ces herbivores piétinent et creusent dans la neige afin d’atteindre les herbes nutritives cachées en dessous. Ceci diminue l’isolation de la neige et permet aux froid arctique de pénétrer le sol et de le garder bien gelé. Ses recherches ont montré que le sol dans les zones où les animaux sont présents est considérablement plus froid.  Un autre avantage, c’est que ces herbivores empêchent les arbres et les arbustes à pousser, créant ainsi des vastes plaines d’herbe et de mousse. Dans le cas de l’Arctique ceci est une bonne chose. Les arbres et les arbustes diminuent la capacité du sol de refléter la lumière, ce qui provoque encore plus de réchauffement. Pour accomplir sa vision d’une Sibérie durable, Sergey Zimov a déclaré qu’il a besoin de l’aide d’une espèce qui a déjà disparu : le mammouth.

Les mammouths avaient un très grand rôle dans l’équilibre de l’écosystème et dans la formation même de la toundra. Ces cousins des éléphants avaient la capacité de survivre dans des températures extrêmes et faisaient parfaitement ‘le travail’ d’un herbivore décrit au dessus. Sergey estime que sans la réintroduction des éléphants en Sibérie les herbivores pourraient garder 60% du territoire en tant qu’un écosystème de pâturages. Avec l’aide des éléphants, il espère pouvoir remontrer ces chiffres à 95%.

”Je ne suis pas en train de créer quelque chose de nouveau… Je veux juste remettre en place les pièces qui, à une époque, formaient un écosystème’ a-t-il déclaré récemment dans une interview avec ViceNews.

Le but n’est pas forcement de cloner un mammouth, ceci est probablement impossible sans avoir accès à des cellules de mammouth vivant. Les scientifiques espèrent pouvoir modifier génétiquement l’éléphant d’Asie pour lui donner des caractéristiques de mammouth, notamment la capacité de survivre à des températures hivernales de -50 degrés. Ceci pourrait devenir une réalité dans les années à venir, grâce à un spécimen de mammouth extrêmement bien conservé dans le pergélisol que des chercheurs ont excavé en 2013. En utilisant la nouvelle technologie ‘CRISPR‘ ils essayeront d’insérer des gènes dans l’ADN de l’éléphant d’Asie.

Ce projet implique certaines considérations éthiques, liées surtout aux éléphants femelles qui seront utilisées comme hôtes de cette nouvelle espèce. Il est impossible de prévoir le nombre de grossesses échouées qu’il y aura avant la naissance d’un mammouth en bonne santé. Puis il faudra continuer à les reproduire artificiellement jusqu’à ce qu’une population autosuffisante de mammouth arrive à s’établir.  Les tentatives de naissance d’un mammouth pourraient déjà commencer cette année.

Est-ce que nous allons voir des éléphants laineux durant nos vies ? Est-ce que leur réintroduction dans la nature serait une bonne chose ? Est-ce que le pergélisol fondra avant qu’on puisse prendre des mesures raisonnables? C’est difficile de répondre à ces questions, mais ce qui est certain c’est que nous ne pouvons pas miser notre avenir sur le destin des mammouths. Même si le travail de Sergey Zimov abouti à un succès total, ceci nous donnerait juste un peu plus de temps pour diminuer et finalement arrêter nos émissions de gaz à effets de serre.

Sources  vicenews  reviverestore.org

L’île des lapins : entre le mignon et le désastreux

De toutes les îles occupées par des animaux sauvages, Okunoshima est probablement la plus mignonne. Cette île est mieux connue sous le nom ‘Usaga Jima‘, ‘l’île des lapins’, elle est occupée par des centaines de lapins sauvages. Ils sont partout, dans les forêts, sur les trottoirs et les sentiers, ils ‘chassent’ les touristes et apparaissent dans de nombreuses vidéos qui ont fait le tour du monde.  Derrière le coté mignon de la ville existe une histoire et une réalité qui sont beaucoup plus sombres.

Entre 1929 et 1945, l’armée japonaise a produit secrètement plus de 6 000 tonnes de gaz toxiques sur l’île de Okunoshima. L’île a été choisie en raison de son emplacement discret, de plus elle a été retirée des cartes de la région. Pendant cette période, les militaires ont établi une colonie de lapins malheureux, sur lesquels ils testaient les effets des poisons qu’ils produisaient.  

Le Japon a un goût culturel pour tout ce qui est mignon. Cette petite île occupée par des lapins est donc devenue un endroit touristique populaire. Comme vous pouvez l’imaginez, les troupeaux de lapins bondissants sont une attraction plus captivante que le Musée des Gaz Toxiques.

L’origine de la colonie de lapins est encore sujet de controverse. Beaucoup de gens supposent que les lapins qu’on trouve sur l’île sont les descendants de la colonie de lapins sur lesquels les militaires faisaient des tests. Les rapports militaires précisent que tous les lapins ont été tués lors de la fermeture de l’usine. Beaucoup de personnes imaginent que quelques lapins ont réussi à s’échapper ou qu’ils étaient libérés par des soldats à la fin de la guerre. L’autre théorie suggère que huit lapins ont été amenés sur l’île par des jeunes étudiants en 1971. Les lapins sont connus pour leur capacité de se reproduire à des vitesses cosmiques, ce qui expliquerait la taille de leur population actuelle. Les chats et les chiens sont interdit sur l’île, il n’y a pratiquement aucun prédateur qui empêcherait l’explosion de leur population.

Il y a un autre effet secondaire lié à la popularité de l’île. Non seulement il n’y a pas de prédateurs sur l’île, mais il y a une source de nourriture pratiquement infinie : les touristes. D’habitude nous connaissons les lapins comme des animaux très peureux qui évitent le contact avec les humains. Si vous arrivez sur cette île vous allez constater le contraire. Les lapins se chargeront vers vous et commenceront de vous suivre partout. Ils sont aussi courageux parce qu’ils ont faim et parce qu’ils ont développé l’habitude de recevoir de la nourriture de la part des humains. L’explosion démographique de lapins qui a suivi a détruit l’écosystème de l’île.

Quand la principale source de nourriture provient des touristes, plusieurs problèmes surviennent. Beaucoup de touristes n’apportent pas une nourriture adaptée aux régime alimentaire des lapins. Même des végétaux comme le chou peuvent causer des problèmes de santé chez les lapins en raison de leur faible teneur en fibres. Un autre problème majeur c’est que le flux touristique varie selon les différentes saisons. S’il fait beau il y aura beaucoup de touristes et donc, beaucoup de nourriture. Par contre quand il pleut il n’y a plus personne qui visite l’île. Ceci à poussé la grande population de lapins à s’acharner sur la végétation qui est désormais ravagée.  Enfin, encore un exemple qui nous montre ce qui arrive quand les humains commencent à se mêler dans les affaires des écosystèmes d’une manière irraisonnable.

Les oiseaux qui mettent le feu intentionnellement

Est-ce que les humains sont la seule espèce animale qui utilise le feu ? Cette idée est remise en question par une nouvelle étude qui suggère que certaines espèces d’oiseaux australiens ont appris à répandre le feu d’une manière intentionnelle dans le but de terrifier et finalement manger leurs proies. Les peuples autochtones avaient observé ce comportement bien avant que les chercheurs modernes commencent leurs études. Les conclusions de l’équipe de chercheurs ont été publiées dans le Journal of Ethnobiology en novembre.

Avant ces recherches seuls les récits des autochtones nous donnaient une information sur cette stratégie évolutionnaire. Les chercheurs modernes ont condensé ces récits ainsi que d’autres interviews modernes dans un seul document. Les humains ne sont peut-être pas les seuls responsables des feux de forêt. Les chercheurs ont des preuves préliminaires montrant que les oiseaux australiens propagent des feux afin de forcer leurs proies de quitter la protection des zones herbeuses.

“Cela pourrait nous donner l’occasion de réexaminer l’histoire des incendies dans ce pays”, a déclaré le co-auteur Robert Gosford devant le journal britannique The Register. “Notre conviction … c’est que c’est intentionnel.”

Les chercheurs soupçonnent que le faucon brun et le cerf-volant noir ramassent des morceaux de broussailles et de branches où le feu couve à intérieur. Ils les transportent vers de nouveaux endroits où l’herbe sec de la savane prendra facilement le feu. Ces oiseaux ont développé la capacité de chasser au bord des feux, mais ces feux n’apparaissent pas toujours à des endroits où il y a beaucoup de nourriture. En déplaçant les feux vers des zones à forte concentration de proies, les oiseaux créent une occasion facile de chasser les grenouilles, les lézards, les serpents et les rongeurs qui fuient l’incendie.

Cette stratégie peut nous surprendre et nous choquer, mais les chercheurs ont souligné que ce phénomène était observé pendant des millénaires par les peuples autochtones.

“Nous ne découvrons rien”, a déclaré devant le  National Geographic l’un des membres de l’équipe, le géographe Mark Bonta. “La plupart des données avec lesquelles nous avons travaillé sont issues de la collaboration avec les peuples autochtones … Ils ont cette connaissance depuis probablement 40 000 ans ou plus.”

Selon l’équipe, ‘les rapaces de feu’ se rassemblent par centaines le long des fronts de feu, où ils ramassent des bâtons fumants. Ensuite, ils les transportent, à une distance qui peut attendre un kilomètre, vers des régions qui n’ont pas encore été touchées par les flammes. Ils préfèrent des endroits comme les bords des rivières et des routes qui leurs permettent de chasser plus facilement.

Auparavant, certains experts locaux étaient sceptiques quant à l’intention des faucons d’allumer le feu. Ils croyaient qu’il s’agit d’un acte involontaire. Parfois les oiseaux peuvent se tromper en ramassant un bâton ou un rocher qu’ils jettent. S’il s’avère que le bâton était en train de brûler, il commencera un autre feu.

Les collègues de l’équipe n’ont pas réussi à obtenir une photo ou vidéo qui montre ce comportement d’une manière incontestable. Ils espèrent qu’ils vont parvenir à documenter les oiseaux sur le terrain durant cette année. Ils suivront des pompiers sur le terrain et essayeront de capturer ce comportement fascinant dans une vidéo.

Sources : nationalgeographic inverse washingtonpost sciencealert

Les fourmis zombies, ce n’est pas de la science fiction

Le concept du zombie ne fait pas partie uniquement du monde de la science fiction. Le cycle de vie du champignon Ophiocordyceps unilateralis  est fascinant et semble sortir de notre fantaisie plutôt que d’un livre de biologie. C’est une espèce de champignons, découverte en 1859 par le naturaliste Alfred Russel Wallace.

Quand le champignon infecte une fourmi de la tribu des Camponotini, il se développe à l’intérieur de son corps et épuise les nutriments de la fourmi et prend contrôle de son esprit. Le champignon se développe pendant une semaine et à la fin du processus il oblige la fourmi de quitter son nid et la fait monter sur la tige d’une plante qui se trouve à proximité du nid. Le champignon situe la fourmi précisément à la hauteur de 25 centimètres. Ceci n’est pas un hasard, c’est une zone qui présente la température et l’humidité parfaites pour la croissance du champignon. Il force la fourmi à se verrouiller sur la feuille avec ses mandibules qu’elle ne sera plus capable d’ouvrir.

Durant le dernier stade de son développement, le champignon fait pousser une longue tige à travers la tête de la fourmi. Une capsule contenant les spores se forme sur la tige. La plante sur laquelle la fourmi va se fixer n’est pas choisie par hasard non plus. Généralement, elle se trouve au dessus d’un sentier que les fourmis utilisent, ainsi les spores peuvent infecter d’autres fourmis facilement.Le cycle de reproduction du champignon se passe toujours en dehors de la colonie de fourmis. Les fourmis ont développé une immunité sociale face à se genre d’infections. Ils agissent pour nettoyer le nid et limiter la propagation du champignon.  Le cycle de vie de ce champignon était connu pendant plus d’un siècle, mais aujourd’hui, à l’aide des technologies modernes, les scientifiques ont réussi à comprendre le mécanisme que le champignon utilise pour zombifier les fourmis.

Quand le champignon rentre dans son hôte pour la première fois il ne compte que quelques cellules dispersées dans sa circulation sanguine. Les cellules commencent à se copier jusqu’au moment où leur nombre est assez important pour qu’elles commencent à travailler ensemble. Les cellules du champignon commencent à former des tubes qui leurs permettent d’échanger des nutriments. A ce moment-là elles commencent à envahir les muscles de la fourmi en pénétrant les cellules musculaires ou en poussant autour d’elles. Le champignon commence à occuper pratiquement tout le corps de la fourmi est agit comme une seule entité. Une autre manière de voir la situation est comme si les différentes cellules du champignon agissent comme une colonie de fourmis. Les cellules individuelles finissent par coopérer d’une manière très coordonnée, comme une super-organisme.

Quand on parle de zombie, nous pensons à une infection du cerveau, alors que dans le cas de ce champignon le cerveau et le seul endroit qui reste non-infecté. Les cellules du champignon infectent toutes les parties du corps de la fourmi, y compris la tête, mais ils laissent le cerveau intact. Selon les chercheurs, le champignon secrète des produits chimiques à proximité du cerveau ce qui lui permet de le contrôler à distance.

Source : theatlantic

 

Le gouvernement britannique a abattu 20000 blaireaux sauvages en 2017

Le gouvernement britannique fait face à une épidémie de tuberculose bovine. Ils ont pointé le doigt vers les blaireaux et ils ont adopté une solution qui est à mes yeux barbare et inefficace. Juste durant 2017, près de 20,000 blaireaux ont été abattus dans le but de réduire la propagation de l’infection. Les critiques ont appelé cet acte ‘la plus grande destruction d’une espèce protégée dans le pays’.

Durant 2017, 19274 blaireaux sauvages ont été chassés, piégés et finalement tués, un nombre deux fois plus grand que celui de l’année passée. Onze nouvelles zones ont été ouvertes dans la région qui était touchée par l’épidémie de tuberculose.

Dominic Dyer, directeur général du Badger Trust, a déclaré: «L’abattage des blaireaux est le pire exemple d’incompétence, de négligence et de tromperie au sein du gouvernement. Dépenser plus de 50 millions de livres sterling d’argent public en tuant des dizaines de milliers de blaireaux sans aucune preuve fiable, que ceci fera baisser les taux de tuberculose chez les bovins est une honte nationale.

“Si le secrétaire de l’environnement veut vraiment placer le bien-être animal et la protection de la faune au sommet de l’agenda politique, il devrait immédiatement arrêter l’abattage des blaireaux et revoir cette politique désastreuse, cruelle et coûteuse. “.

Le gouvernement britanniques a pris la décision de massacrer les blaireaux sur base de recherches qui sont contestées par les groupes environnementaux. Ils critiquent la méthodologie utilisée et se doutent de l’efficacité de l’opération. Anne Brummer directrice générale de Save Me Trust était consternée par l’abattage et soutien des solutions alternatives qui ont montré leur efficacité dans le cadre de la réduction de la tuberculose. Et cela sans la nécessité de tuer des blaireaux. Elle a déclaré que l’abattage a échoué à tous les niveaux. La solution est mal conçue, pleine de mauvaises pratiques et n’arrive pas à attaquer l’ennemi réel – la tuberculose.

Les blaireaux sont un réservoir naturel de tuberculose, mais les scientifiques ne sont pas d’accord sur le fait que leur abattage arrive à protéger les vaches. La bactérie peut survivre dans le sol pendant un an. De plus, l’abattage a perturbé les groupes sociaux des blaireaux ce qui les a poussé à se déplacer à la recherche de nouveaux territoires, augmentant ainsi les taux d’infections dans ces nouvelles zones. Si cette stratégie myope perdure, le gouvernement se trouvera obligé de continuer à éteindre la zone d’abattage et le nombre de blaireaux tués. La vaccination des blaireaux recommencera durant 2018 après une pause de deux ans suite à une pénurie de vaccins.

Ce genre de ‘solutions’ ne sont pas une nouveauté dans l’histoire de notre espèce. Ce qui est étonnant c’est que nous continuons à les adopter sans qu’on puisse connaître les conséquences potentielles sur les écosystèmes, le plus souvent elles sont désastreuses. Découvrez trois autres exemples où nous avons eu ‘la bonne idée’ de tuer des animaux sauvages en masse pour résoudre un problème auquel nous avons fait face.

L’oiseau le plus vieux a pondu encore un œuf

Rencontrez “Sagesse”, c’est le nom de l’oiseau le plus vieux dont nous avons connaissance. A 67 ans, l’albatros vient de pondre un œuf dans son nid situé sur l’atoll de Midway.

Sagesse et son compagnon Akeakamai retournent chaque année au Monument national marin Papahānaumokuākea. Ils nichent là-bas pour élever un seul poussin. Durant sa longue vie, Sagesse a eu plusieurs compagnons et a réussi à élever entre 30 à 35 poussins. Le 13 décembre l’agence américaine USFWS a confirmé que le couple était en train d’incuber un nouvel œuf.   

«C’est tout simplement sans précédent que nous connaissons un oiseau de 67 ans qui continue à se reproduire », explique Kate Toniolo, experte du monument national marin. “Cela nous fait réfléchir – pourrait-t-il y avoir un oiseau à deux nids de Sagesse qui est encore plus vieux?”

Photo : John Klavitter, U. S. Fish and Wildlife Service, Public Domain

Nous avons rencontré Sagesse pour la première fois en 1956 quand le biologiste Chandler Robbins a mis une bague sur un albatros sur l’atoll de Midway. Nous n’avons plus revu l’oiseau pendant plus de 46 ans. En 2002, Robbins a réussi à recapturer l’oiseau encore une fois. Tout comme l’oiseau qu’il a observé, le biologiste est resté actif à un âge avancé. Jusqu’à sa mort en 2017 à l’âge de 98 ans, il a continué de travailler avec des oiseaux.

L’albatros a été surnommé Sagesse à cause du fait qu’elle a réussi à éviter tous les dangers qui se sont présentés devant elle durant toutes ces longues années. L’ingestion de plastique est très commune et se termine souvent avec la mort de l’oiseau. Beaucoup d’oiseaux ont du mal à survivre et à se reproduire, Sagesse a sans doute développé  des qualités exceptionnelles pour y parvenir pendant si longtemps.  Chaque poussin qu’elle a élevé est une victoire pour son espèce. 

Les albatros traversent de très longues distances chaque année. La commission géologique des États-Unis estime que durant sa vie Sagesse a volé environ deux à trois millions de miles, ce qui revient à quatre à six voyages aller-retour sur la Lune.

Source : nationalgeographic