Akashinga, les femmes qui ont changé la face de la lutte contre le braconnage des éléphants

L’une des plus importantes populations d’éléphants dans le monde se trouve au Zimbabwe. Bien entendu, ces animaux majestueux sont constamment menacés par des braconniers qui sont déterminés à faire tous ce qu’ils peuvent pour obtenir leurs défenses précieuses. La bataille contre le braconnage est très difficile et dangereuse. D’une part, la plupart des braconniers sont des habitants de la région, et d’autre part ils sont souvent lourdement armés. L’Akashinga, une nouvelle unité de lutte contre le braconnage composée exclusivement de femmes a eu des succès spectaculaires. Il est intéressant de noter que toute l’unité Akashinga suit un régime alimentaire végétalien, dans le but de réduire leur empreinte écologique.

Le mot Akashinga se traduit par ”Les braves’ et correspond parfaitement à cette équipe de femmes déterminées. Beaucoup de personnes ne croyaient pas que des femmes seraient capables de repousser les braconniers, mais en réalité, elles ont eu de meilleurs résultats que les unités de lutte composées d’hommes. Souvent les gardes forestiers ont du mal à faire leur travail, car les personnes qui commettent ces crimes habitent dans le même village.

“Il est très difficile d’attraper un braconnier qui vit dans le même village que vous ou le village voisin”, a expliqué Vimbai, une garde de l’unité Akashinga. “Même si vous êtes mon voisin ou mon parent, si vous faites quelque chose de mal à mes animaux, je vais vous attraper.” “Ils pensent que nous ne pouvons pas le faire. Ils ont totalement tort »

Beaucoup de femmes d’Akashinga sont des survivantes d’abus ou sont des mères célibataires. Pour elles, ce travail n’est pas seulement l’occasion de protéger les animaux, mais aussi l’opportunité de réaliser ses propres potentiels.

“Mon ancien mari m’exploitait”, a déclaré Nyaradzo Hoto d’Akashinga. “La vie de couple avec lui a été difficile parce que j’ai vu tous mes objectifs se briser. Je veux juste prouver, qu’aucun travail n’est destiné aux hommes, et j’espère l’avoir déjà prouvé.

Damien Mander, le fondateur de l’Akashinga, a déclaré que son expérience en matière de conservation lui avait appris que les femmes étaient mieux préparées pour combattre le braconnage :

”Historiquement, nous devions recruter des gardes forestiers de tout le pays pour venir protéger une zone comme celle-ci afin qu’ils ne soient pas influencés par les gens avec qui ils ont grandi dans la communauté locale. Les femmes ne semblent tout simplement pas corruptibles à cet égard. J’ai fait un cours de sélection pour 189 hommes il y a six ou sept ans. À la fin du premier jour, il nous en restait que trois. À la fin du troisième jour avec ces femmes, seulement trois étaient parties. “

Voici la définition de leur stratégie qui figure sur le site de l’organisation internationale contre le braconnage : ”La stratégie pour réussir est de travailler avec la communauté locale, principalement par l’autonomisation des femmes qui sont plus résistantes à la corruption, travaillent plus fort, ne se saoulent pas à l’alcool, affichent des taux plus élevés d’honnêteté et de fierté et valorisent leurs rôles et opportunités. Le projet est piloté localement, en conservant le maximum d’avantages et de responsabilités de gestion afin de motiver l’effort de conservation.”

«Les solutions à long terme impliquent de gagner les cœurs et les esprits de la communauté», a ajouté Damien Mander, le fondateur de l’Akashinga. “Et le moyen le plus efficace de le faire est à travers les femmes. Les femmes, ayant eu l’opportunité, ont le courage de changer le visage de la conservation pour toujours. “

Sources: womenintheworld   iapf.org

 

The women fighting elephant poaching

"Hunt my animals and I'll catch you." Zimbabwe's armed female anti-poaching unit protect one of the biggest elephant populations in Africa. This is their story.

Публикувахте от BBC News в 8 май 2018 г.

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